Le dernier roi d'Ecosse
Le dernier roi d'Ecosse. Pour ceux qui n'en auraient pas entendu parler et qui s'attendraient à voir quelque chose entre Highlander et Braveheart, la déception serait grande. En revanche, si vous voulez découvrir une vision passionnante sur la folie et le pouvoir, courez voir ce film qui se penche sur une période récente et un continent souvent absent au cinéma.
Le synopsis est assez simple. Dans les années 1970, par idéalisme et désir d'échapper à la pression familiale, un jeune médecin écossais se rend au coeur de l'Afrique, en Ouganda. A peine est-il arrivé que le président Obote est renversé par les troupes du général Idi Amin Dada. Amin Dada se présente alors comme un réformateur, proche du peuple, un homme qui va moderniser et rendre heureux son pays. A sa chute, neuf ans plus tard, après avoir sombré dans une folie mégalomaniaque et meurtrière, il est responsable d'environ 300 000 morts et de la ruine de son pays...
Notre jeune écossais, suite à un concours de circonstances où sa franchise joue beaucoup, quitte les pauvres de son dispensaire pour devenir médecin personnel du (futur) dictateur, et complice naïf du régime...
Le jeu de Whitaker est plus qu'à la hauteur! Il est époustouflant! Physiquement, hormis sa paupière gauche un peu baissée, il ressemble parfaitement à son modèle, et surtout son jeu, dans sa subtilité, restitue à merveille la folie mégalomaniaque du tyran, et surtout son évolution. On le voit passer de simple leader un peu mégalo à despote fou, sanguinaire et paranoïaque. Très impressionnant.
Ce film a surtout pour grande qualité de restituer de bien belle façon l'atmosphère de l'Afrique postcoloniale, en proie à tous les démons possibles, et d'inviter à la réflexion, non pas sur la folie et la façon dont un homme impose sa tyrannie à une nation (cet aspect d'endoctrinement, de "meneur d'hommes" d'Amin Dada est presque passé sous silence), mais bel et bien sur la façon dont tout un chacun, croyant faire le bien, peut apporter son concours à un régime criminel, par aveuglement volontaire ou inconscient. Je ne pense guère dévoiler l'histoire si je dis que le jeune médecin ne découvre qu'assez tardivement la réalité du régime...
J'encourage tout le monde à aller le voir, c'est réellement un film de très grande qualité où l'on apprend beaucoup de choses et qui fait réfléchir.
Attention toutefois, l'une des scènes finales est assez dure à supporter...
NB : Amin Dada, ancien militaire britannique, était passionné de culture écossaise et s'était sans rire autoproclamé "Roi d'Ecosse". D'où le titre du film. CQFD. A noter que l'ancien boucher de l'Ouganda n'est mort en exil qu'en 2003!
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Cependant l'interprète d'Osama, la jeune Marina Golbahari que Barmak avait trouvée faisant la manche dans les rues de Kaboul et qui avait beaucoup souffert de la guerre, n'avait pas du tout le coeur à rire. N'étant pas actrice de formation, elle ne pouvait pas sourire sur commande et jouer la comédie du bonheur (N.B. : Osama ne sourit jamais dans le film).
Toutefois, c'était le choix de Siddiq Barmak d'insister sur la terreur qu'inspiraient les Talibans, et je le respecte. D'autant que je trouve Osama extrêmement bien réalisé, avec des plans très marquants (comme cet enfant atteint de la polio qui tente de rattrapper un groupe de femmes dans le couloir d'un hôpital, ou ces premières scènes dans lesquelles les Talibans n'apparaissent pas explicitement à l'écran mais sont pourtant omniprésents).


Croyaient-ils encore aux contes de fées?



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Contrairement à ce que pense le sous-chef de Big Tobacco (interprété par J.K. Simmons, complètement fêlé et délicieusement infect), ce n'est pas parce que "la cigarette c'est cool, c'est abordable et ça rend dépendant", que "tout le travail est déjà fait!". 
Face à lui, la stratégie adoptée par Nick n'est pas plus reluisante puisque ce dernier imagine, avec l'aide d'un agent artistique adepte du zen (Rob Lowe, ici en compagnie d'Adam Brody, lequel fait une courte apparition dans le film), de faire fumer deux stars hollywoodiennes dans un film futuriste se déroulant dans l'espace. Cela afin de prouver que la cigarette ne connaîtra plus de limites et de frontières dans un proche avenir et que fumer dans un film ne sera plus l'apanage des RAM (Russes, Arabes, Méchants)...